Utopia - Véronique Hubert

25 enero / janvier - 6 marzo / mars
2009


A venir, le monde sera beau - fotogramas (videoArt)

 

Entrer dans la bouteille (utopia) -  50x50 cm, 2009
tomber aussi (fotografía) 50x50 cm, 2009
Utopia"contre(Voltaire)" - fotografía, 70x100 cm (2009)

La fée rencontrée

fotografía / photographie
medidas variables / mesures variables

2009

petit jbaker (faire des grimaces) - técnica mixta sobre papel

paarking (videoArt)

suintements
(dessins en process)

ténica mixta sobre papel
technique mixte sur papier

medidas variables
mesures variables

2009-10


 

U t o p i a
 

L’univers de Véronique Hubert comprend plusieurs personnages, (comme ici la fée « Utopia »), qui depuis quelques années, s’expriment au travers des dessins, des vidéos ou des photographies. On retrouve ainsi mélangées, les références culturelles de l’artiste quand elle cite des écrivains, qu’elle mixe des héros de Bandes dessinées ou de films, et des oeuvres d’art de toutes époques (voir les dessins « suintements », les bandes sons des vidéos) Les sujets sont toujours axés sur l’existence compliquée en ce monde : les injustices, abordées avec humour, les racismes, ou au contraire, l’incroyable imagination de l’humanité qui excelle dans les inventions, la culture, ou la recherche des progrès.

Actuellement La fée « Utopia » déambule dans un cube qui devient la protection-carapace et qui filtre et équilibre le rapport au monde extérieur. Le cadre. Le carré. L’écran. Le livre. La maison. Il informe sur la dureté ou la mollesse du réel. De ville en Pays elle apparaît, se cogne et disparaît dans une quête de rencontres et d’expériences, puisque l’on vit chaque jour comme une première, sans pouvoir répéter avant. Elle continue à chanter, à raconter des histoires, tout en se cognant, c’est une résistance qui se prolonge.

El universo de Véronique Hubert incluye varios personajes, que en los últimos años hablan a través de dibujos, fotografías o vídeos. Es una artista mixta y cultural en la que se usan citas de escritores, en la que se mezclan tiras humorísticas, de héroes o películas, referencias a obras de arte de todas las épocas. Los temas tratah sobre la existencia complicada en este mundo: injusticias, disputas, racismo, o por el contrario, la imaginación increíble de la humanidad, que sobresale en las invenciones, la cultura o el progreso de la investigación. Actualmente "Utopía" deambula en un cubo que se convierte en un caparazón de protección que filtra y equilibra el informe al mundo exterior: el marco, el soporte, el monitor, el libro, la vivienda. Informa sobre la dureza de la realidad. En este país imaginario se reconoce y desaparece en una búsqueda de encuentros y experiencias, en la que se vive el presente día a día, sin la posibilidad de repetirse alguna vez más. “Utopía” continúa cantando y contando historias, para darse a conocer, cuyo objetivo es plantear una resistencia que se prolonga continuamente.


Véronique Hubert, 2009

déambule - fotogramas (videoArt)

FUCV (detalle de la instalación gráfica) - técnica mixta sobre papel, medidas variables, 2009

La obra de Véronique Hubert se origina a partir de diferentes asociaciones de ideas y formas, adaptando sistemáticamente el contenido sobre materiales y técnicas que recicla para representar nuevas combinaciones. Este “método” conceptual de trabajo mezcla todo tipo de medios que están a su alcance, apropiándose de los elementos y reinterpretándolos, originando su propio estilo y estética, denunciando el papel que desempeña el artista ante la ofuscación del mundo actual.

En su deambular utópico, mezcla gradualmente un universo de ficción a su vez irónico, onírico y desgarrador. Un mundo paralelo en el que se pone “en tela de juicio” la situación personal ante una red de arquetipos culturales, donde se demuestran las consecuencias nefastas de lo contrario, lo amorfo, la fragmentación social como respuesta ante las distintas situaciones y actitudes cotidianas: nuestros problemas, nuestras aspiraciones, nuestros deseos de cada día.

Utopía se trata de un personaje creado por la propia artista para habitar el entorno como  medio de supervivencia, y a su vez, crea un mundo versátil y paralelo, Spotniavie "como un espacio imaginario en el que desaparecen los enfoques tradicionalmente geográficos, culturales y comerciales"; convirtiendo su proceso creativo y de vida en un tránsito continuo dominado por lo irracional, haciendo una crítica irónica del razonamiento  convencional.

 

Jaime Rodríguez, 2010

 

France Valliccioni

Véronique Hubert appartient à cette génération d'artistes qui traitent la culture comme un "motif" une "nature" à travailler. Amoureuse du cinéma asiatique avant qu'il ne soit à la mode, de l'art conceptuel comme des mangas japonais, elle revendique également des influences aussi diverses que celles de Laurie Anderson ou Georges Simenon. Elle fonctionne par "entrées" dans l'œuvre des créateurs qu'elle affectionne. Sans culpabilité, elle mixe arte povera et références japonaises, littérature policière et art conceptuel, abordés comme un ensemble anhistorique de propositions de survie ou de stratégies d'occupations. L'hyperactivité et la multiplication de soi rendent ce travail, parfois difficile à cerner. Comme le précise son auteur,il " ne se consomme pas sur le pouce"  

Dernière figure en date, Utopia, un personnage à mi chemin entre la fée et l'ambassadrice d'un pays imaginaire, la Spotniavie "en voie de disparition géographique, culturelle et commerciale". Cette  improbable fée au carrosse cubique, traverse une période de doutes quant au réel, la fée s’y cogne et résiste. Cette déambulation rythmée est orchestrée autour d'installations-vidéos, dans lesquelle Utopia se heurte bruyamment aux choses et hante les lieux, Ces mises en scène sont aussi ponctuées, de dessins, de photographies ,et de suintements noirs (wallpainting, sticking) signe récurrent de l’artiste.. 

En dehors des activités d’artiste (installations audiovisuelles, wall painting, éditions textes et multi-media), vh mixe de la musique, des dialogues cinématographiques, et des images vidéo diffusées lors de soirées qu ‘elle organise où lors de festival/collectifs auxquels elle est invitée depuis 1996. Sa démarche d’artiste et d’organisation d’évènements est un ensemble cohérent :  polyvalence et mondes parallèles sont des ressources pour ne pas s’ennuyer.


Anne Giffon-Selle

 

La démarche de Véronique Hubert est de type « épidémic » [1], de celle qui fait feu de tout bois, procède par associations d’idées et de formes, adapte systématiquement le contenant au contenu sans aucun a priori concernant supports et techniques, et qui, au contraire, les recycle et digère tous pour en restituer des combinaisons inédites. Ainsi ce travail entremêle-t-il sans complexes installation, performance, soirée mix, vidéo et dessin, mais aussi histoire de l’art et du cinéma, culture asiatique et références aux comics, science fiction et esthétique documentaire, design épuré et images kitsch. Ce brouillage très actuel ne ménage pas le statut et le rôle de l’artiste : Véronique Hubert s’octroie aussi régulièrement celui d’organisateur de soirées très prisées, dans lesquelles elle se met en retrait pour convoquer de multiples collaborations.

D’événements en expositions, ce mixage construit progressivement un univers fictionnel tour à tour cocasse, onirique ou angoissant. Aussi fragmentaires qu’ils puissent apparaître au premier abord, ces mondes parallèles s’avèrent étayés et unifiés par tout un réseau de personnages archétypaux tels que l’informe (sinon amorphe) et placide Mimicry, la quelque peu hystérique Fée Utopia ou l’hypersensible Femme Aux Grosses Mains (FAGM) ; lesquels entreprennent, obstinément mais non sans ironie, de rejouer nos tracas, nos aspirations et nos ratages quotidiens.

 

[1] Selon le concept de Joël Hubaut.

 

 

véronique hubert
11 rue du château 94400 vitry sur seine T:0952136698

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